
Le Master en Anthropologie forme des spécialistes de l’approche comparative des sociétés et des dynamiques culturelles engendrées par la globalisation. Il dote les étudiant(e)s des compétences d’analyse critique nécessaires à la réflexion sur la vie en société, en ciblant plus particulièrement l’étude micro- ou méso-sociologique des pratiques et des conceptions envisagées au niveau des acteurs et des groupes concrets. Le Master en anthropologie permet d’acquérir à la fois les connaissances théoriques et les méthodes propres à cette discipline, en particulier l’enquête ethnographique par observation participante. Il offre aussi une formation ethnologique sur de nombreuses aires culturelles, principalement en Afrique, en Amérique et en Asie. Ce « regard éloigné » sur les sociétés non européennes offre une base théorique conséquente et originale pour aborder les complexités de l’univers quotidien dans nos sociétés industrielles avancées.
Au terme de leur formation, les diplômés auront acquis à la fois une connaissance approfondie de la discipline et, s’ils le souhaitent, par le choix des options, un savoir spécialisé dans un domaine plus précis. Si la réflexion théorique et la recherche sont bien au cœur de leur discipline, les anthropologues contemporains,
rompus à l’analyse des changements culturels, apportent aussi leur expertise dans des problèmes de société et se mettent au service d’organismes et de groupes concernés par des évolutions ou des ruptures sociales, dans les pays du Sud comme dans ceux du Nord.
Le MA associe plusieurs méthodes pédagogiques. Les cours ex cathedra – dans le domaine de l’anthropologie mais aussi dans d’autres disciplines comme la sociologie, l’histoire et la géographie - alternent avec des exercices en petits groupes, des séminaires et des travaux de terrain. Le mémoire de fin d’étude est l’axe organisateur du cycle ; il donne lieu dès la fin de la première année à un travail préparatoire. Généralement, le mémoire implique une enquête de terrain qui peut être située sur des terrains proches comme sur des terrains lointains.
- la finalité spécialisée, option Anthropologie des dynamiques sociales et du développement qui est davantage dirigée vers l’analyse des transformations sociales qui touchent les pays du Sud suite aux politiques de développement engagées par les Etats ou les organismes internationaux. Elle intègre des cours optionnels en lien avec les migrations, la santé, l’environnement et les questions politiques ou liées aux problématiques du développement, ou option Anthropologie culturelle.
- la finalité didactique qui est elle plus spécifiquement dédiée aux étudiant(e)s désireux d’enseigner dans l’enseignement secondaire supérieur ou dans l'enseignement supérieur non universitaire.
Le MA en anthropologie offre un solide ensemble de cours de base de la discipline, des cours d’anthropologie régionale ou spécialisée et un important volume d’options empruntées à d’autres disciplines.
Il a été conçu pour permettre aux étudiant(e)s d’acquérir de manière pratique les compétences ethnographiques de base en les mettant à l’épreuve du terrain. L’enseignement est conçu en synergie étroite avec la recherche, les étudiant(e)s pouvant — dans le cadre de séminaires et de conférences — échanger avec des chercheurs. Beaucoup d’enseignants-chercheurs travaillent en Afrique subsaharienne, en Asie orientale et en Amérique latine, sur des thématiques très diverses. Au premier rang de celles-ci, on citera, entre autres, la patrimonialisation et l’invention des traditions, l’environnement, l’ethnicité , la religion, la culture matérielle, le genre et la sexualité, les performances artistiques, etc.
La formation ouvre sur les débouchés "classiques" de l’anthropologue : la recherche fondamentale (métier de chercheur) et l'enseignement supérieur. Les autres débouchés professionnels sont assez semblables à ceux des sciences sociales en général : institutions publiques ou privées, et plus spécifiquement celles dont le champ d’activités est en relation avec les problématiques de l’interculturalité (migration, vie associative …), du développement (coopération internationale, ONG …) et des politiques liées à la culture.